GKE Autopilot : Google actionne le serverless sur Kubernetes

Se concentrer sur les réelles charges de travail et moins sur la gestion de ses clusters est la promesse du mode serverless que Google actionne sur son Kubernetes managé.

En termes de solutions container-as-a-service les plus utilisés dans le domaine du cloud computing, l’offre de Google connait un certain retard par rapport à ceux d’Amazon Web Services et de Microsoft Azure. La firme de Mountain View se devait de réagir sur ce terrain afin de rester compétitif. C’est chose faite avec le très récent, fin février 2021, lancement en production de la version serverless de son service Kubernetes.

Kubernetes managé à la sauce Google

Une étude menée en 2020 par la firme américaine Flexera a permis de découvrir que les solutions CaaS les plus prisés au monde étaient l’ECS/EKS d’AWS (utilisé par 54% des personnes sondées), puis Azure Container Service de Microsoft (46%). Moins du quart des personnes enquêtées utilisaient Google Kubernetes Engine (GKE). En tout cas, les usagers du GKE ont désormais la possibilité de switcher entre un mode standard et un mode autopiloté pour faciliter davantage l’accès et le recours à cette technologie.

Drew Bradstock, chef de produit de publier que cette fonction Autopilot est

« Une expérience Kubernetes sans intervention, entièrement gérée, qui vous permet de vous concentrer davantage sur vos charges de travail et moins sur la gestion de l'infrastructure de cluster ».


Kubernetes serveless : gestion des clusters et des nodes déléguée

Autrement dit, il s’agit ni plus ni moins que d’une solution « severless ». Exit la gestion de l’infrastructure des clusters, des nœuds et des machines. Idem pour le déploiement de l’orchestrateur.

Permettant de se focaliser sur le strict essentiel, un service Kubernetes serverless présente des avantages concrets en termes d’utilisation, sans pour autant nuire à la performance. Autre avantage et non des moindres, les services autopilotés ont tendance à adoucir la facture.

Les fonctionnalités et la puissance offerte par Kubernetes peuvent rendre difficile sa prise en mains, voire en effrayer certains et amener à de la sous-optimisation. Avoir un Kubernetes managé est donc une excellente idée pour ceux qui ne seraient pas encore des experts k8s sur le volet gestion des clusters. Déléguer la configuration des nodes à ce mode Autopilot est définitivement un plus, permettant de se concentrer plus sur son service que sur la gestion de son infra.


Kubernetes vraiment managé ?

Néanmoins, il reste encore pas mal de choses à gérer (contraintes de charge, sécurité, monitoring…) que ce mode Autopilot et que autres les Kubernetes managés présents sur le marché ne proposent pas forcément.

Il est ainsi possible de trouver mieux ; car si l’automatisation du cœur du service et de les gestion des nodes est une avancée significative, en faire de même avec les briques adjacentes mais néanmoins nécessaires à la chaine DevOps est LA solution quel que soit le niveau d’expertise k8s de l’utilisateur. Si le load balancing, le monitoring, le data storage sont également intégrés et managés, c’est encore mieux. Si l’ensemble est ouvert à des outils de monitoring tiers, voire d’autre nodes externes pour de la réplication par exemple, cela devient idéal !

Sans parler du volet tarifaire ou de la protection des données personnelles (nous ne voudrions pas passer pour des anti-GAFA primaires, mais 40$ le CPU ça pique et le Patriot Act on n’est pas fan), il convient de préciser qu’en France aussi, des solutions de Kubernetes vraiment managé et serverless existent en alternative à ce GKE Autopilot, voire lui sont antérieures de plus d’un an pour certaines 😉


Par Baptiste.casnedi