Après une année marquée par la pandémie Covid-19, le low code a pris de l’ampleur. Moqué et snobé par bon nombre de développeurs et d’experts il y a encore quelques années, ce concept est en passe de devenir un incontournable et marquera au fer rouge l’évolution du développement d’applications en l’ouvrant au plus grand nombre.
Du low code-as-a-Service ?
L’an dernier, la crise sanitaire et le confinement ont poussé les entreprises à s’adapter tant bien que mal. Le télétravail et la nécessité de développer davantage d’applications ont été un véritable tremplin pour le low code. Pour rappel, le low code consiste à développer des applications avec des codes ultra simplifiées. Dans la pratique, le développement requiert relativement peu de compétences en termes de langage de programmation. L’objectif est de créer un raccourci entre les pratiques IT et le cœur du métier. Dès lors, de nombreuses entreprises proposent des plateformes prêtes à l’emploi pour le low code et ce marché sera en hausse de 23% en 2021 d’après Gartner. Si l’on pousse le concept low code à son paroxysme, on parle alors de no code.
CMS, les prémices du low code
Les concepts low code et no code ne sont pas des nouveautés, 2020 n’a fait que les pousser vers le devant de la scène. Appian, Pega ou encore Salesforce ont été parmi les précurseurs du low code tandis que le no code a déjà fait ses des émules au début des années 2000 avec le CMS WordPress, Shopify, Bubble ou encore Airtable. À l’époque, les termes low code ou no code n’existaient pas encore. On parlait de « citizen developper » pour désigner ces concepts, sous-entendant la banalisation du développement informatique et la possibilité pour tout quidam de s’y adonner.
Constatant le besoin de transformation numérique des entreprises et la tendance vers l’automatisation, les géants du web ont également flairé la bonne affaire. En 2015, Microsoft lance la plateforme Power Apps, suivi de près par Google et son Business Application Plateform puis par Amazon Web Services avec Honeycode. Aujourd’hui, on sent un engouement important autour du low code. Les acteurs historiques sont assez actifs et se focalisent désormais sur la notion d’hyperautomatisation.
En 2018, IDC prévoyait déjà le développement d’un demi-milliard de nouvelles applications pour les 5 prochaines années. L’année 2020 ayant été un tournant important, ce seuil prévisionnel pourrait bien devenir dérisoire. Rendez-vous dans 2 ans pour faire les comptes, en attendant, comment les développeurs/codeurs s’adaptent à ce développement sans code ?



