Une douzaine d’années après son apparition et son adoption progressive par les entreprises un peu partout sur la planète, le DevOps affiche globalement un bilan mitigé par rapport aux attentes. Théoriquement, la notion et sa mise en pratique est comprise par la majorité des professionnels mais force est de constater que la comprendre est une chose, savoir l’appliquer en est une autre. Chaque année, des études sont menées pour mesurer l’impact du DevOps sur le travail des professionnels de l’IT. Au vu des métriques récemment recensées, un fort besoin de centralisation et d’uniformisation se fait sentir : place aux plateformes DevOps.
Une plateforme DevOps intégrée pour réussir sa feuille de route
En 2020 une étude annuelle menée par Puppet auprès de 2 400 professionnels IT aux métiers différents (développement, opérations, sécurité, etc.) a permis d’établir la 9ème édition du rapport State Of DevOps. Le document a mis en exergue de nouvelles tendances structurelles assez pertinentes pour améliorer les résultats, notamment l’orientation vers la plateforme DevOps.
Bon nombre de répondants ont manifesté leur appétence pour les plateformes dans l’exercice de leurs fonctions. 60% ont déclaré que leurs entreprises utilisent au moins deux plateformes en self-service. En scrutant les chiffres rapportés, il est évident qu’il existe un lien entre l’usage des plateformes et le succès de la démarche DevOps des entreprises.
Quid des outils DevOps ?
Afin de répondre aux besoins en constante évolution de ce domaine en cours de maturation, les outils DevOps ont le vent en poupe. Toutefois, les premiers outils ne faisaient que répondre à des besoins spécifiques, voire ponctuels. Conscient de l’importance de ces plateformes intégrées et du potentiel qu’ils représentent, les éditeurs, notamment les géants, ont racheté les entreprises les plus prometteurs dans le domaine, afin de déboucher sur des outils encore plus complets, plus stables et plus aboutis.
D’autres, à l’instar de h8lio misent sur l’Open Source, plus précisément en assemblant les meilleurs outils open source pour booster une chaine DevOps automatisée et sécurisée. En effet, malgré la disparité originelle de ces deux concepts, il est aujourd’hui évident que l’Open Source et le DevOps font bon ménage.
GitLab, leader incontesté
À l’heure actuelle, GitLab est considéré comme le leader en matière de plateforme DevOps. Sid Sijbrandij, PDG de GitLab Inc d’expliquer que le concept DevOps, lancé en 2007 n’a que 14 ans et qu’il est donc comparable à un adolescent. Pour lui, nous sommes à la quatrième phase du DevOps et que cette étape nécessite une « application unique avec une interface unique et un data store unifié ». La dernière mouture du programme, id-est GitLab 14 affiche une bien meilleure interface graphique par rapport aux versions précédentes. Elle est censée « fluidifier la collaboration entre les développeurs ». La version 14.1 laisse présager la connexion de GitLab Runners à un cluster Kubernetes via un tunnel CI/CD sans avoir à ouvrir de pare-feu.
La France n’est pas en reste
Pour autant, GitLab ne monopolise pas le secteur, même s’il le domine. D’autres noms plus ou moins glorieux comme GitHub (racheté en 2018 par Microsoft), CircleCI, Bamboo ou encore Azure DevOps Server sont en embuscade.
Sur le Vieux Continent, la France se démarque avec Cycloid. Champion national combinant les principaux atouts des meilleurs outils DevOps, afin de proposer une plateforme unifiée. Ceci étant dit, le vrai point fort de Cycloid réside dans son design graphique, dont l’environnement répond au nom de StackCraft. En 2019, la start-up française qui conçoit l’outil déclara que « Les Américains n’ont rien compris aux DevOps en Europe » et propose une version French Touch. C’est également le pari d’h8lio, solution conçue, développée ET hébergée en France et adaptée aux process et habitudes prégnantes dans les entreprises françaises du code.



